10 choses étonnantes que vous devez savoir sur le Japon (8)

Publié le par Fab


8 - Lire le japonais, ce n'est pas évident...

Et c'est même un véritable casse-tête !

[[ Attention, note culturelle au début, mais après il y a des photos ! ]]

En France, nous utilisons un alphabet latin composé de 26 lettres, avec quelques rares ajouts (les accents, le "ç"). Les italiens utilisent eux aussi un alphabet latin, mais avec 21 lettres (ils n'utilisent pas les lettres "j, k, x, y"). Mais pour les japonais, c'est plus compliqué : ils doivent savoir lire pas moins de 4 alphabets différents !

Le plus simple à comprendre pour nous... c'est le nôtre, qu'ils appellent Rōmaji. On le trouve sur quelques panneaux d'affichage (surtout pour aider les étrangers comme moi) et sur les claviers d'ordinateur.

Il y a ensuite, bien évidemment, les Kanjis, de gros idéogrammes que les japonais ont empruntés aux chinois et qui, seuls ou associés à d'autres kanjis, ont un sens (= un mot). Les japonais en utilisent couramment plus de 3000 (!), mais on peut en trouver plus de 11000 dans le dictionnaire d'un ordinateur. Bref, c'est énorme. Comme tout le monde ne peut pas connaître 3000 Kanjis comme ça, en claquant des doigts, les japonais utilisent en plus de cela deux syllabaires (chacun de 46 signes de base) : les Hiraganas et les Katakanas.

Les Hiraganas servent à écrire "phonétiquement" les mots japonais, et sont utilisés pour les mots s'écrivant avec des kanjis peu courants que les gens sont peu susceptibles de connaître.

Les Katakanas servent quant à eux principalement à écrire les mots d'origine étrangère, les noms propres étrangers ou encore les noms scientifiques des plantes et animaux.

Si vous avez bien suivi, on peut écrire un même mot avec un Kanji, ou bien avec plusieurs Hiraganas ou Katakanas. Un exemple ? Voici plusieurs façons d'écrire "Tokyo" :
- avec des Kanjis : 東京
- avec des Hiraganas : とうきょう
- avec des Katakanas : トウキョウ
- en Rōmaji : Tōkyō

Une rue, avec les quatre alphabets qui cohabitent !


Impressionnant, non ? Je ne sais pas comment ils font pour retenir tout ça ! Heureusement, dans les transports, le nom des stations est écrit en Kanjis, mais aussi en Rōmaji. Parce que s'il fallait se contenter du plan général du réseau...



Très peu de restos ont leurs menus écrits en Rōmaji, du coup pour manger quand on est dans une ville qu'on ne connaît pas, il faut se débrouiller pour trouver un menu avec des photos (même si parfois on peut avoir des surprises en découvrant à quoi sont fourrés les beignets !). La plupart des Izakayas (restos dont le principe peut rappeler celui des restos à tapas en Espagne) fonctionnent heureusement ainsi.



Malheureusement, ça ne marche pas à tous les coups, et connaître une véritable japonaise peut se révéler un atout indéniable dans certaines situations !




Enfin, il existe un moyen universel de se faire comprendre de tous : le petit dessin ! Et dans ce domaine-là, les Japonais sont super forts ! Aussi bien en balade en forêt qu'à l'entrée d'un chantier en ville, on trouve partout des petits dessins sur des panneaux, nous avertissant des dangers !

Sur la colline du sanctuaire Fushimi Inari, à Kyōto


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