Episode 4 : 1er match, 1ère victoire !

Publié le par Fab

Aujourd’hui, jeudi 30/10 se tenait le premier match de l’équipe de France. Les filles affrontaient les joueuses du Paraguay au Waikato Stadium d’Hamilton. Ici, tout est « Waikato » : le musée, la bibliothèque, l’université, le stade… « Waikato » est tout simplement le nom du fleuve le plus long du pays, qui traverse la ville d’Hamilton.

 

 

 

 

Je profite de cette précision pour apporter quelques précisions sur la ville dans laquelle nous logeons depuis notre arrivée. Hamilton est une ville de 130 000 habitants située au sud d’Auckland, à l’intérieur des terres. C’est une ville récente qui a pris son essor au 19ème siècle pour devenir un grand centre universitaire et marchand de l’île du Nord. Ce qui frappe dans cette ville, c’est qu’on ne dirait pas que 130 000 personnes y vivent : pas d’immeubles, une nature omniprésente regorgeant de fougères argentées et de néfliers, un centre ville constitué de petites maisons au bord du fleuve… Hamilton est en effet une grande ville par le nombre d’habitants, mais aussi par la taille, car celle-ci s’étend sur 21 km !

 

 

                         La rivière Waikato              Des habitations près du centre-ville

 

 

Aujourd’hui donc, deux écoles s’affrontaient, deux styles de vie différents. Autant les françaises sont très encadrées au niveau des horaires (repas, coucher, entraînement) et de l’alimentation, autant les paraguayennes semblent avoir la liberté la plus totale de se gérer : retards incessants (la seule équipe à avoir 20 minutes de retard lors de la réception organisée par Mme le Maire d’Hamilton), nourriture pas du tout équilibrée (coca et bonbons à volonté, gâteaux), etc.

 

Cette différence a également pu se ressentir dans le style de jeu pratiqué par les deux équipes aujourd’hui : jeu construit et propre d’un côté, jeu « à la latine » dans le plus mauvais sens du terme pour l’autre. Les paraguayennes ont passé le match à se jeter à terre au moindre contact, à provoquer la faute, etc. car elles ne pouvaient pas suivre techniquement. Il faut aussi savoir que nous partageons le même hôtel que toutes les équipes de notre poule (Japon, USA, Paraguay), ce qui complique un peu les choses. Cela fait deux jours que les paraguayennes provoquaient les françaises et faisaient sonner le téléphone de leur chambre pendant la nuit ! Bref, après un match assez difficile (avec de multiples erreurs d’arbitrage ayant conduit le secrétaire général de la Fifa à parler de sortir l’arbitre de la compétition) durant lequel nous avons perdu une joueuse suite à un carton rouge, les petites françaises se sont tout de même imposées par 6 buts à 2 (dont 3 buts de Pauline Crammer, devenant ainsi meilleure buteuse de la Coupe du Monde et provoquant l’engouement de la presse néo-zélandaise) !

 

 

Les deux équipes au moment de la Marseillaise
 Pauline

 

 

Pour ma part, j’étais tout en haut des gradins, dans le coin VIP (on a la classe ou on ne l’a pas, hein ?), assis à côté dudit secrétaire général de la FIFA. J’avais revêtu pour l’occasion le polo officiel de l’équipe de France (Sophie, la kiné de l’équipe, m’avait prêté le sien car il est trop grand pour elle) et j’ai vibré tout au long du match. C’est quelque chose de voir un match de Coupe du Monde, avec des joueuses que l’on côtoie au quotidien, je peux vous le garantir. Ce match a aussi été une découverte pour moi. Beaucoup de filles se ont révélé avoir une personnalité tout à fait différente sur le terrain de celle qu’elles ont habituellement. Certaines que je croyais effacées et peu sûres d’elles se sont en effet montrées impitoyables (c’est peut-être un mot un peu fort, ne croyez surtout pas que ce sont des brutes sanguinaires !) sur le terrain, ne lâchant rien.

 

Ca y est, nous avons mis un pied dans la compétition ! Le prochain match opposera les filles à leurs homologues japonaises qui ont aujourd’hui dominé et battu les USA, pourtant favorites de la compétition, grâce à une numéro 10 extrêmement rapide et technique (et n’ayant que 15 ans !). Les japonaises ont parfaitement joué, faisant preuve en plus de leur bon esprit d’une excellente technique (Génération Tsubasa ? *). Un match difficile mais qui promet d’être beau, dimanche prochain ! En attendant, ma mission à moi sera demain de réussir à refaire bosser les filles sur leurs cours :)

 

 

Vous pourrez trouver un résumé du match et une vidéo des principales actions sur le site de la FIFA

 

(*) Captain Tsubasa est le nom japonais de la fameuse série de notre enfance, Olive et Tom

 

 

Publié dans Nouvelle-Zélande

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Simone Colombel 15/11/2008 19:50

Ben moi non plus, je ne t'ai pas trouvé très impartial, ce coup-là.
Les paraguayennes ne mangent pas équilibré, perturbent le sommeil des françaises, provoquent la faute, arrivent en retard...moi qui ai un faible pour l'Amérique latine, tu me fends le cœur, je te le dis...
Bises, quand même...

bruno 31/10/2008 11:20

Fabien l'intello... lol
bon t'as définitivement attrapé le virus foot avec un parti-pris flagrant dasn tes commentaires pour les françaises et un dénigrement de l'équipe adversaire. c'est pas très fair-play ça! :)

Fab 01/11/2008 11:08


Ah non, désolé, je sais complètement rester impartial !
Mais là, si tu avais vu le match, tu dirais comme moi ;)


Naïs 30/10/2008 20:01

Quelle description de la ville!! Attention tu as intérêt à rentrer après la coupe du monde ;)

Mais! Mais! Que lis-je... Une succession de termes techniques, un style rédactionel à faire pâlir d'envie les meilleurs journalistes sportifs : Fabien... ne serais-tu pas entrain d'attraper le virus footeux??

Tu as l'air d'y prendre goût et de te régaler. Vive les bleuettes et leur coach intello!!! (cf le dernier post du blog des filles http://team18ans.over-blog.com/ )

Fab 01/11/2008 11:10


Mouais... Fabien l'intello, je ne sais pas comment je dois le prendre ! Surtout qu'au début elles voulaient rajouter "lunettes et barbichette" !).
Pour le style rédactionnel, le prochain post ne parle pas de foot, pour une fois :)