Episode 5 : Une journée de balade

Publié le par Fab

Dimanche dernier, alors que la compétition n’avait pas encore commencé, nous avons pu aller nous balader dans la partie centrale de l’île du Nord. Attention, aujourd’hui un post riche en photos !

 

Difficile de savoir quoi visiter avec un groupe de 30 personnes, un bus et personne du pays pour nous orienter ! Nous avons donc pris nos guides et avons opté pour Rotorua, une des villes les plus touristiques de Nouvelle-Zélande. Rotorua est une ville thermale très renommée en Nouvelle-Zélande pour la qualité de ses eaux servant à calmer la douleur et à détendre les muscles. La ville est également réputée pour ses curiosités géothermiques (j’y viens un peu plus loin) et sa culture Maori.




 

  Le Geyser Pohutu


Nous avons d’abord commencé par visiter le site de Te Puia, à la sortie de la ville. Dès la sortie du bus, l’odeur omniprésente d’œuf pourri due au sulfure d’hydrogène (formule chimique H2S, gaz présent dans les boules puantes) m’a confirmé que nous étions bien arrivés dans une ville thermale. Te Puia est remarquable pour les fameuses curiosités géothermiques dont je parlais. L’activité volcanique de la région mêlée aux innombrables fissures du sol crée de nombreuses nappes de vapeur (responsables des odeurs environnantes…), des mares à l’eau turquoise, un geyser (le geyser Pohutu, qui fait éruption toutes les 20 à 30 minutes), la mare de boue Ngamokaiakoko à 95°C (attention à ne pas tomber dedans !) ainsi que des pierres chaudes sur lesquelles il fait bon s’asseoir en hiver (la température étant quand même de 50°-60°C, il faut quand même veiller à ne pas y rester trop longtemps et à ne pas avoir de vêtements qui pourraient fondre !). La végétation est très dense dans cette atmosphère chaude et humide qui rappelle les climats tropicaux. D’ailleurs, c’est ici que j’ai vu les fougères argentées (l’emblème de la Nouvelle-Zélande, vous voyez, sur le maillot des All Blacks !) les plus impressionnantes. Elles ressemblent aux fougères que l’on trouve par chez nous, excepté leur taille. Elles ont un tronc ressemblant à celui d’un palmier, tant par l’aspect que par le gabarit.

 


C’est aussi sur ce site que j’ai pu observer le premier Kiwi (l’oiseau, pas le fruit) de ma vie ! Je n’ai pas de photo à vous montrer (cherchez sur Google !) car cet animal emblématique de la Nouvelle-Zélande que l’on trouvait autrefois à profusion sur l’île est aujourd’hui en voie de disparition : les chats, les musaraignes, les chiens et autres animaux de la forêt sont ses redoutables prédateurs. Le seul que j’ai pu observer était donc dans une pièce spéciale recréant son habitat naturel (forêt dense avec peu de lumière) et la lumière du flash aurait pu lui causer une crise cardiaque ! J’ai toutefois été très surpris par sa taille. Moi qui l’imaginais tout petit, j’ai été étonné de voir que l’oiseau ressemble à un bon gros poulet avec des plumes très fines, courtes et serrées et un bec d’une dizaine de centimètres.

 


 

 Mare de boue Ngamokaiakoko

 A l'aise sur les pierres chaudes


Te Puia joue la carte touristique à fond : boutiques à l’entrée et à la sortie, ateliers de tissage et de sculpture sur bois, démonstration de cérémonie de bienvenue maorie, avec Haka à la clef. Je suis toujours assez mal à l’aise quand j’assiste à ce type d’événement, car je trouve que l’on assiste souvent à une disneyification (ne cherchez pas ce mot dans le dictionnaire, il est de moi) des cultures :
« Oh, chérie, regarde le bon sauvage ! Tu as vu ses tatouages ? Tu as vu comme il tire la langue ? Qu’il est laid ! Allez, danse pour nous divertir ! ».
Vous voyez ce que je veux dire ? Je suis d’accord pour que toutes les cultures soient préservées (je l’encourage même évidemment) mais j’ai du mal quand on en fait des attractions. Pourtant, je peux comprendre que c’est aussi un moyen de perpétuer une culture qui n’aurait plus sa place aujourd’hui (vous vous imaginez croiser un gars vêtu d’un pagne de bambous et d’une lance dans la rue ?) et que c’est aussi un métier qui permet à ces personnes de vivre. D’autant que Rémi (l’agent de liaison de la FIFA qui veille sur notre équipe – un français de mon âge étudiant à Hamilton, bénévole) nous a laissés entendre que cette activité impliquait beaucoup de maoris.
Cela étant dit, le Haka était très impressionnant et très long (plus de 3 minutes). A noter que les femmes aussi participent au Haka (mais elles ne font pas la même chose que les hommes, leur danse est moins beaucoup moins agressive).

Suite à la visite de Te Puia, nous nous sommes rendus dans le centre de Rotorua. J’ai été très étonné de voir que des nappes de vapeur d’eau s’échappant de fissures dans le sol étaient aussi présentes en ville. Rotorua donne sur un lac magnifique et, nous avons eu de la chance, il a fait beau. Nous avons donc pu profiter de la vue sur le lac et aller boire une bière entre hommes (pendant que les filles faisaient les boutiques et que les femmes du staff allaient boire un chocolat).

 


 

 

 

 

Cet instant de convivialité n’était qu’un prélude à un grand moment de détente : nous nous sommes rendus au Polynesian Spa et avons pu profiter de bains thermaux en extérieur dans des piscines naturelles d’eau à 43°C, à quelques mètres du lac ! Ca vous fait envie ? Je peux vous garantir que c’était royal en tout cas ! Avant de repartir, nous avons fait quelques photos devant Government Gardens (ancien lieu de rassemblement du gouvernement dans la région).

 



Le coach Gérard Sergent et les joueuses

 

Lors du retour en bus, nous avons pu apprécier les paysages néo-zélandais, verts et vallonnés. On croise énormément d’élevages de vaches, de moutons et même d’élans. Le pays est magnifique car il fait la part belle à la nature. Nous en prenons plein les yeux alors que se succèdent les noms de villes aux consonances maori : Waiuku, Pukekohe, Ugaruawahia… Au bout de quelques kilomètres, un coup de barre général touche le bus et je serai traîtreusement pris en photo par Antonio (le coach des gardiennes) la tête renversée en arrière et la bouche grande ouverte… paisiblement endormi (mais vous ne verrez jamais la photo !).



 

Publié dans Nouvelle-Zélande

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Simone Colombel 15/11/2008 19:58

Depuis le début, tes photos sont superbes !Je te verrai bien en reporter dans Ushuaia !J'ai été impressionnée en particulier par les vues du geyser Puhutu.
Vas-tu ramener un caillou de ce site ?

PS: Pourquoi aller boire une bière, alors que tu es privé de chocolat ?...
Bises amicales.
Simone

Milia 05/11/2008 09:04

La photo! La photo!

Naïs 03/11/2008 15:59

Superbes photos et quel récit!!!
bisous

gisele 01/11/2008 15:25

bravo, la prochaine fois tu seras sélectionné comme doublure de Vincent Elbaz!
bises des bazetois