10 choses étonnantes que vous devez savoir sur le Japon (3)

Publié le par Fab


3 - Les japonais, à la poursuite de l'enfance et de l'insouciance ?


A tous les coins de rue, dans le métro, dans les gares, partout des images de mangas et d'animés.



Photos prises dans des gares, à Tōkyō


Même les adultes connaissent les différents personnages des mangas les plus populaires, comme Dragon Ball, City Hunter, Naruto ou Bleach (et bien entendu Pokemon !). Les gens lisent des mangas un peu partout, dans les Convenience Stores (petites supérettes de quartier), dans les transports, dans la rue... Il n'y a pas que des mangas pour enfant, une grande partie des publications étant en effet destinée aux adultes ("Seinen" Mangas
青年漫画).

Les salles de jeux vidéos, quant à elles, attirent un public en majorité jeune, mais on y croise aussi pas mal de "salary men", des employés de bureaux qui ont la trentaine et qui viennent s'y défouler quelques heures avant de rentrer chez eux. J'ai eu l'occasion d'y tester Street Fighter IV, ce qui m'a rappelé les longues heures passées devant ma super nintendo, sur Street Fighter II Turbo (attention, c'est important le "Turbo"), à maîtriser tous les personnages pour finir le jeu dans son mode difficile avec chacun d'entre eux. Bref, en 1993, j'étais devenu hyper bon à ce jeu. Qu'en était-il en 2009, avec un jeu hyper beau et complètement remanié ?



Une salle d'arcade du quartier Geek d'Akihabara, à Tōkyō


Bon, sur le jeu en lui-même, pas trop de souci, ça reste dans la continuité, avec quelques nouveautés pas hyper évidentes à prendre en main (les combos et autres coups spéciaux que l'on ne peut utiliser qu'après un certain temps de charge). Ce qui est marrant, en revanche, dans ces salles d'arcade, c'est que (comme on peut le voir sur la photo) quatre bornes sont alignées, et en face (comme on ne peut pas le voir sur la photo) quatre autres bornes sont aussi alignées. C'est à dire que si vous voulez jouer contre l'ordinateur, vous ne pouvez quasiment jamais le faire car vous tombez directement contre une autre personne en train de jouer. Pour éviter que les gens ne s'étripent, vous jouez obligatoirement contre quelqu'un qui est de l'autre côté, donc vous ne savez pas qui c'est. Bref, j'ai joué, j'ai gagné parfois, et j'ai surtout beaucoup perdu contre des japonais qui avaient l'air de dilapider toute leur paye, quotidiennement, à jouer. Car les parties sont chères (100
¥, un peu moins d'1€) et à chaque combat que vous perdez, vous devez à nouveau payer !



Pour les personnes plus âgées (plutôt à partir de 30-40 ans), il y a les salles de Pachinko. Quand on entre dans ces salles, on est immédiatement saisi par le vacarme assourdissant qui y règne (musique et bruit des machines) et ébloui par la lumière crue qui s'échappe des éclairages, accompagnée par les flashes multicolores des machines. Les joueurs sont assis devant les machines de Pachinko comme devant des machines à sous, le regard vide, et regardent des billes tomber de manière plus ou moins aléatoire (ils peuvent contrôler la vitesse). Le but du jeu est de gagner le plus de billes possible. Lorsqu'on arrête de jouer, on peut aller faire peser ses billes pour les échanger contre de l'argent. Ces salles sont pour la pluaprt liées à la mafia nord-coréenne. L'ambiance qui y règne m'a vraiment mis mal à l'aise. Les joueurs sont tels des zombies, inexpressifs. Ils restent là, à jouer, pour tuer le temps et essayer de ressentir quelque chose d'un peu ennivrant après leur journée de travail, mais aucune joie ne s'échappe de ces murs. Au contraire, on a l'impression d'y ressentir un profond désespoir, de voir des personnes d'âge mûr, hommes et femmes, tenter de fuir leurs responsabilités.


Une salle de Pachinko, dans le quartier de Shibuya, à Tōkyō


Pour terminer sur une note plus légère, parlons de nouveau de dessins animés. Ceux d'Hayao Miyazaki sont connus de tous, et les Studios Ghibli (qui ont produit des grands classiques de l'animation japonaise tels que Le Tombeau des Lucioles, Princesse Mononoké ou encore Le Voyage de Chihiro) ont même leur musée, pour lequel il faut réserver sa place une semaine à l'avance ! Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps d'y passer... la prochaine fois peut-être ?


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